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La formation en milieu professionnel est
obligatoire pour les candidats au Brevet de technicien supérieur
Mercatique et management des unités commerciales.
Elle a lieu dans une ou deux unités
commerciales proposant des biens et/ou des services à une clientèle de
particuliers ou de professionnels (utilisateurs, prescripteurs,
revendeurs) et d’une taille suffisante pour justifier le recours à
un technicien supérieur. Ces entreprises doivent mettre le stagiaire dans
une situation professionnelle conforme aux exigences et à l’esprit
du diplôme.
Garantes de la qualité de la
formation et de son adaptation aux opportunités et contraintes des métiers
commerciaux visés, les périodes en entreprise constituent un gage
d’insertion professionnelle durable.
A - Objectifs
La formation en entreprise a pour
objectif de permettre à l’étudiant d’acquérir et/ou d’approfondir des
compétences professionnelles en situation réelle de travail et d’améliorer
sa connaissance du milieu professionnel et de l’emploi.
Elle s’inscrit dans la progression
élaborée par l’équipe pédagogique et induit naturellement une approche
interdisciplinaire qui combine des savoirs et savoir faire issus des
enseignements professionnels. Elle permet en outre une utilisation
régulière des technologies de l’information commerciale grâce à l’accès
aux ressources informatiques de l’entreprise.
La formation en entreprise est
particulièrement valorisée lors des épreuves du BTS MANAGEMENT DES UNITÉS
COMMERCIALES puisqu’il sert de support à deux des épreuves
professionnelles : Analyse et conduite de la relation commerciale
et Projet de développement d’une unité commerciale.
Elle est donc le moment privilégié
pour constituer le dossier d’analyse et de conduite de relation
commerciale et pour conduire le projet de développement d’une unité
commerciale en répondant à des problématiques professionnelles réelles.
B - Modalités
1 - Voie
scolaire
Les stages sont organisés avec le
concours des milieux professionnels et sont placés sous le contrôle des
autorités académiques dont relève l’étudiant. La recherche des entreprises
ou organisations d’accueil est assurée conjointement par l’étudiant et
l’équipe pédagogique.
Le stage en entreprise est décomposé
en Missions professionnelles préparatoires et Périodes
d’immersion totale en entreprise. Les unes et les autres relèvent de
la même convention de stage pour une même entreprise qui doit préciser la
programmation dans le temps.
Les missions professionnelles
préparatoires
Les missions professionnelles
préparatoires ont lieu dans le cadre de l’activité de l’unité commerciale
où le stage en immersion totale est programmé. Elles ont pour finalités :
-
de fixer les objectifs et de
définir les modalités du stage,
-
de découvrir l’environnement
professionnel de l’unité commerciale,
-
de faciliter l’immersion du
stagiaire dans l’entreprise,
-
de mener les activités
permettant le déroulement efficace du stage,
-
de varier les activités en
saisissant les opportunités offertes par l’unité commerciale.
Elles sont limitées dans le temps à
20 demi-journées au maximum par année scolaire. Ces demi-journées sont
réparties dans l’année mais peuvent être regroupées, sur des durées
limitées, en fonction des contraintes liées à l’activité de l’unité
commerciale.
Elles se déroulent dans le cadre des
travaux de classe dédoublée de Gestion de la relation commerciale
et de Développement des unités commerciales. Pendant cet horaire,
l’étudiant est amené à se rendre régulièrement dans les entreprises
partenaires.
L’immersion totale en entreprise
Elle implique la présence en continue
du stagiaire en entreprise. La durée totale sur l’ensemble de la période
de formation est de 12 à 14 semaines. Celles-ci sont réparties de façon
sensiblement égales sur les deux années de formation et peuvent être
fractionnées sur des durées de deux semaines au minimum et sept semaines
au maximum, en fonction du projet pédagogique et des contraintes de
l’entreprise d’accueil.
Ces périodes d’immersion totale en
entreprise peuvent, pour partie, se situer pendant les vacances scolaires,
sous réserve du respect d’une période de 4 semaines consécutives de repos
pendant les vacances d’été.
Chaque stage fait l’objet d’une
convention signée entre les représentants de l’organisme d’accueil et ceux
de l’établissement de formation. Cette convention est établie
conformément aux dispositions en vigueur (circulaires du 30 octobre 1959,
BOEN n°24 du 14 décembre 1959 et du 26 mars 1970, BOEN n°17 du 23 avril
1970). Elle comporte en outre une annexe pédagogique qui précise :
-
les objectifs poursuivis
libellés en termes de compétences à acquérir ou à approfondir,
-
les modalités prévues pour
atteindre les objectifs pré cités (responsabilités et missions confiées au
stagiaire),
-
les informations que
l’entreprise ou l’organisation s’engage à fournir afin d’aider le
stagiaire dans son travail,
-
les conditions matérielles de
déroulement du stage (lieu(x), conditions d’utilisation du matériel mis à
disposition, horaires),
-
les modalités de tutorat (nom
du tuteur au sein de l’entreprise ou de l’organisation d’accueil,
modalités de suivi du stagiaire par ce tuteur),
-
les modalités d’échange entre
le représentant de l’entreprise ou de l’organisation d’accueil, le tuteur
et l’équipe pédagogique (fréquence et dates des visites du représentant de
l’équipe pédagogique au sein de l’entreprise ou de l’organisation
d’accueil, procédures d’échanges d’informations en cas de difficultés
rencontrées par le stagiaire…)
-
les modalités de l’évaluation
conjointe (équipe pédagogique, représentant de l’entreprise ou de
l’organisation d’accueil, tuteur, stagiaire) de la période de stage.
Pendant le stage, l’étudiant a
obligatoirement la qualité d’étudiant - stagiaire et non de salarié.
Le stage en milieu professionnel
repose sur une relation à caractère pédagogique entre 3 partenaires :
- l’entreprise partenaire confie à
l’étudiant des activités professionnelles correspondant au référentiel et
au niveau d’exigence du diplôme;
- l’étudiant définit avec
l’entreprise et l’équipe pédagogique les objectifs et les missions de sa
présence en entreprise ;
- l’équipe pédagogique encadre,
conseille, met en cohérence et articule les différentes modalités
d’appropriation des savoirs. Elle veille notamment à ce que les
compétences progressivement acquises soient transférables à d’autres
situations professionnelles comparables.
Le stage est piloté par les
professeurs assurant en première année l’enseignement de gestion de la
relation commerciale, en deuxième année l’enseignement de
développement des unités commerciales. Le suivi en entreprise est
assuré par ces enseignants ainsi que par les professeurs assurant
l’enseignement de management et gestion des unités commerciales.
En fin de stage, une attestation
est remise au stagiaire par le responsable de l’entreprise d’accueil.
Elle précise les dates et la durée du stage. Les différentes attestations
seront envoyées au service académique des examens selon des modalités
précisées par le recteur de l’académie et conformément à la circulaire
nationale d’organisation de l’examen.
Le tableau récapitulatif des
activités ponctuelles et des missions d’une part, et le dossier
projet de développement de l’unité commerciale d’autre part, sont
certifiés à la fois par l’entreprise et le formateur chargé de piloter le
stage.
2 - Voie
de l’apprentissage
Pour les apprentis, les attestations
de formation sont remplacées par la photocopie du contrat de travail ou par un
certificat de l’employeur confirmant le statut du candidat comme apprenti
dans son entreprise.
Les activités ponctuelles et les
missions effectuées au sein de l’entreprise doivent être en cohérence avec
les exigences du référentiel.
Les objectifs pédagogiques sont les
mêmes que ceux des étudiants sous statut scolaire.
3 - Voie
de la formation continue
a. candidat en situation de
première formation ou en situation de reconversion
La durée de stage est de 12 à 14
semaines. Elle s’ajoute à la durée de formation dispensée dans le centre
de formation continue en application de l’article 11 du décret n°95-665 du
9 mai 1995 modifié portant règlement général du brevet de technicien
supérieur.
L’organisme de formation peut
concourir à la recherche de l’entreprise d’accueil. Le stagiaire peut
avoir la qualité de salarié d’un autre secteur professionnel.
Lorsque cette préparation s’effectue
dans le cadre d’un contrat de travail de type particulier, le stage
obligatoire est inclus dans la période de formation dispensée en milieu
professionnel si les activités effectuées sont en cohérence avec les
exigences du référentiel et conformes aux objectifs et aux modalités
générales définis ci-dessus.
b. candidat en situation de
perfectionnement
L’attestation de stage peut être
remplacée par un ou plusieurs certificats de travail attestant que
l’intéressé a été occupé dans le secteur de la vente.
Les activités ponctuelles et les
missions confiées doivent être en cohérence avec les exigences du
référentiel et conformes aux objectifs et aux modalités générales définis
ci-dessus.
Elles doivent avoir été effectuées en
qualité de salarié à plein temps pendant six mois au cours de l’année
précédant l’examen ou à temps partiel pendant un an au cours des deux
années précédant l’examen.
4 –
Candidats en formation à distance
Les candidats relèvent, selon leur
statut (scolaire, apprenti, formation continue), de l’un des cas
précédents.
5 –
Candidat qui se présentent au titre de leur expérience professionnelle
L’attestation de stage est remplacée
par un ou plusieurs certificats de travail justifiant de la nature et de
la durée de l’emploi occupé.
C – Aménagement de la durée du
stage
La durée obligatoire minimale du
stage est de 12 semaines. Cette durée peut être réduite soit pour une
raison de force majeure dûment constatée soit dans le cas d’une décision
d’aménagement de la formation ou d’une décision de positionnement à une
durée qui ne peut être inférieure à 9 semaines.
Toutefois, les candidats qui
produisent une dispense des unités 5 et 6, notamment au titre de la
validation des acquis de l’expérience, ne sont pas tenus d’effectuer de
stage. Si la dispense ne porte que sur l’une ou l’autre de ces unités la
durée du stage est réduite de moitié.
D – Candidats ayant échoué à une
session antérieure de l’examen
Les candidats ayant échoué à une
session antérieure de l’examen bénéficient du maintien des notes obtenues
supérieures à 10 ou des dispenses d’épreuves conformément à la
réglementation en vigueur. Ils peuvent, s’ils le jugent nécessaire au vu
des éléments d’appréciation portés par la commission d’interrogation et
des notes obtenues lors des épreuves E5 Analyse et conduite de la
relation commerciale et E6 Projet de développement d’une unité
commerciale, effectuer un nouveau stage.
Toutefois les candidats doublants
doivent s’impliquer normalement dans les missions et les projets
professionnels et effectuer les stages que leur établissement organise
pendant leur période de redoublement.
Les candidats apprentis doublants
peuvent présenter à la session suivant celle au cours de laquelle ils
n’ont pas été déclarés admis :
- soit leur contrat d’apprentissage
initial prorogé pendant un an ;
- soit un nouveau contrat conclu avec
un autre employeur (en application des dispositions de l’article L.117-9
du code du travail).
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