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POINTS FORTS ET POINTS FAIBLES.
LA MATRICE SWOT
Pour vérifier que l'entreprise est bien préparée au marché qu'elle doit
affronter, il faut qu'elle reconnaisse quelles sont les conditions
favorables et défavorables, définies respectivement comme points forts et
points faibles, qu'elle peut utiliser
pour se différencier
de la concurrence.
Cette vérification, qui permet de définir les opportunités et les menaces
sur le marché, s'effectue au moyen de ce que l'on
appelle la « méthode SWOT », un acronyme des termes anglais Strenghts,
Weaknesses, Opportunities et Threats.
Cette méthode comporte deux phases et si elle est bien utilisée, elle
permet même des évaluations quantitatives.
PHASE 1 (Externe)
Il
faut d'abord identifier les éléments qui vont déterminer le scénario du
futur marché-environnement
extérieur,
grâce à l'analyse des informations disponibles : la fiabilité des
prévisions doit être obtenue en consultant également les responsables des
différentes fonctions de l'entreprise, en leur demandant de développer les
arguments sur lesquels reposent leurs évaluations, et en recueillant
d'autres informations. Voici les éléments à considérer dans le déroulement
de cette première phase de la procédure :
•
quels sont les points forts de l'entreprise ou les facteurs de
satisfaction du consommateur ?
•
quelles sont ses faiblesses, c'est-à-dire les éléments d'insatisfaction du
consommateur par rapport à ses attentes, et à quels besoins l'entreprise
ne répond pas de façon adéquate ?
•
quelles sont les opportunités qui se présentent en fonction des points
forts pour satisfaire les besoins et en tirer profit ?
•
quelles sont les menaces possibles pour la poursuite du succès de
l'entreprise ?
PHASE 2 (Interne)
Au
cours de la seconde phase, on organise les informations recueillies
sur les points forts et les points faibles, grâce à deux opérations : tout
d'abord en les disposant à leur place correspondante dans la matrice SWOT
(activités actuelles) et en consacrant à chacune d'elles un espace dans
lequel on signale ce qu'il faut faire pour conserver les points forts et
éliminer les points faibles.
Dans la case adjacente (activités futures), on identifie ensuite ce qu'il
faut faire pour saisir les opportunités en fonction de ses points forts et
pour éviter les menaces liées à ses points faibles.
Pour vous fournir un exemple complet, les indications contenues dans le
tableau prévoient également la détermination, facultative, de l'importance
attribuée à chaque facteur positif ou négatif, selon une échelle de notes
ou d'appréciations préétablies.
La
somme des notes
en provenance de chaque facteur isolé (force/opportunité ;
faiblesse/menace) pourra vous donner une première indication de la
prédominance des aspects positifs ou négatifs dans la situation existante
et future, ainsi que leur poids relatif.
Dans la section du tableau située plus à droite, vous pouvez inscrire les
stratégies correctives prévues pour supprimer vos points faibles ainsi que
l'investissement de ressources nécessaire pour cela, afin d'établir si
cette intervention est judicieuse ou non.
Un
conseil : il est conseillé de rédiger des notes synthétiques pour ne pas
perdre l'effet « coup d'œil ».
REDUIRE L'ECART
Si
l'entreprise découvre qu'elle se situe à un niveau inférieur à celui de
ses concurrents, elle doit essayer d'éliminer ce décalage, , pour pouvoir
être compétitive. L'écart peut être opérationnel et stratégique.
L'écart opérationnel
est constitué par l'écart entre l'objectif de rentabilité et la
capacité opérationnelle
réelle de l'entreprise. Il peut être
corrigé
par deux types de
solutions
:
•
une plus grande pénétration dans le marché, en augmentant la part détenue
ou la consommation/utilisation du produit ;
•
une plus grande productivité, que l'on obtient en réduisant les coûts, en
augmentant les prix du catalogue ou en gérant mieux le mix des produits à
vendre (avec un profit attendu différent).
L'écart stratégique
est représenté par l'écart entre les objectifs de vente, économiques et
financiers et les prévisions à long terme. Il peut être
réduit de
quatre
façons :
•
en réduisant la portée des objectifs ou en améliorant la productivité ;
•
en développant le marché par l'accès à de nouveaux segments ou en
élargissant l'environnement géographique : il est plus raisonnable
d'investir sur ce qui est déjà à sa portée ;
•
en développant les produits (caractéristiques, image et prestations) ;
•
en accentuant la diversification (nouveaux produits sur de nouveaux
marchés, nouvelles caractéristiques ou motivations).
Combler l'écart stratégique de l'entreprise ne signifie pas la soumettre à
des thérapies traumatisantes : un grand projet novateur, imaginé depuis
longtemps, ne peut pas toujours être mis en place rapidement ni être
facilement contrôlable.
Il
pourrait également être contreproductif de réduire de façon drastique les
investissements de marketing : les décisions relatives à une augmentation
ou à une réduction des investissements dans les zones de produit-marché
possibles peuvent cependant être guidées par l'analyse du portefeuille
d'affaires.
LES ELEMENTS CLES DU SUCCES
Le management joue un rôle
clair dans le succès de l'entreprise, parce qu'il peut et doit, par ses
décisions,
obtenir et gérer des conditions qui lui
soient favorables, ce
que l'on appelle les « éléments clés du succès ». Ce sont :
•
le know how technologique du secteur ;
•
l'expérience accumulée depuis longtemps ;
•
les changements qui interviennent dans les caractéristiques du produit ;
•
les préférences du consommateur ;
•
les facteurs du micro-environnement de l'entreprise (clients,
fournisseurs, ressources humaines, concurrents effectifs ou potentiels,
etc.) et du macro-environnement.
L'analyse de leur influence est décisive pour formuler des stratégies.
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