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POINTS CLES
12 conseils
pour vendre en téléachat
Avantage
d'autant plus évident pour les PME. - Qui plus est, le téléachat, s'il
s'avère efficace, constitue un excellent tremplin pour le lancement du
produit dans d'autres canaux de distribution. On avance souvent le fait
que chaque unité vendue via téléachat en entraîne 10 autres à l'extérieur
lorsque le produit y est ou y sera référencé.
2 La règle de
l'impulsivité
Commander en
téléachat, c'est répondre à la sainte règle de la réactivité. Exactement
comme dans le cadre de la diffusion d'un spot MD. De même, tout comme un
achat en grande surface est rarement prémédité, une commande via
téléshopping relève clairement de l'achat d'impulsion. On estime
d'ailleurs le taux de non-confirmation des commandes à environ 30 % (ratio
sensiblement élevé). -
Cette règle
majeure de l'impulsion n'est bien sûr pas sans incidences sur la forme des
émissions, ni sur la nature des articles proposés. Ceux-ci doivent
intriguer, séduire, capter l'attention, susciter l'envie immédiate. D'où
cet aspect quelque peu "gadget".
Et c'est
justement la démonstration qui va remplir ce rôle, qui va pousser à
l'achat. L'entreprise ayant recours au téléachat doit donc proposer des
produits susceptibles d'inspirer, mais aussi de supporter, une
démonstration. L'objet basique (un stylo-bille, une fourchette) ne fera
pas l'affaire, pas plus que l'appareil trop sophistiqué (dans le domaine
informatique par exemple). -
La démonstration
va inciter à l'achat. Mais elle constitue qui plus est l'un des atouts
majeurs du téléachat. Il s'agit en effet du seul canal de diffusion où
elle soit réellement possible. Sur un point de vente, pas plus que dans
les pages d'un catalogue, le consommateur ne peut tester le produit
convoité. Certaines entreprises proposent d'ailleurs aux téléspectateurs
de recevoir des cassettes vidéo de démonstration, afin d'optimiser encore
cette spécificité télévisuelle. - "Gadget" ne signifie pas non plus
inutile.
L'acheteur
potentiel ne sera rassuré que s'il a affaire à un produit utile, dont il
pense que l'usage lui servira dans sa vie quotidienne ou même plus
ponctuellement. Il s'agit ici en effet de déculpabiliser d'emblée le
public.
4 Donner
l'impression de l'exclusivité du produit.
Il doit donc
s'agir de quelque chose d'original, de différent, avec une réelle
connotation d'inventivité (ce qui nous ramène à cette facture gadgétisée).
Ce "nom de
scène" n'ayant de valeur que dans le strict cadre de l'émission, il ne
s'agit pas d'une marque au sens juridique du terme. Nul besoin donc
d'engager une procédure d'enregistrement auprès de l'INPI (Institut
national de la propriété industrielle).
Pour la partie
haute de la fourchette, il n'existe pas de seuil. En une émission,
Téléshopping a reçu commande de 20 articles à 150 000 francs (des
diamants). - C'est la société de téléachat qui fixe les prix. Elle
travaille avec son fournisseur exactement comme un grossiste ou une
centrale d'achat. Elle lui commande un certain stock en négociant ses prix
à l'achat, et en étant seule décisionnaire sur les prix de revente. - Les
prix affichés sur les plateaux de téléachat sont des prix marché.
Pas de dumping :
il ne s'agit pas de jouer la concurrence puisque les articles sont sensés
ne pas être trouvables ailleurs. De plus, il s'agit de jouer la cohérence
: le prix affiché ne devra pas être sensiblement différent de celui
pratiqué sur tout autre circuit de distribution. - En revanche, le
téléachat n'hésite pas à jouer les offres promotionnelles. Et, là encore,
les pratiques seront plus proches de la grande distribution que de la VPC
: lors de directs, par exemple, prix annoncés à la baisse au fur et à
mesure des commandes passées, réductions surprises de telle heure à telle
heure... Là aussi, c'est la société de production qui négocie avec le
fournisseur des prix susceptibles de supporter des offres promotionnelles.
En ce qui concerne les heures et la fréquence des programmations, de même que le temps accordé à chaque article, le fournisseur se décharge de toute responsabilité. Le laps moyen minimal de présence à l'écran est de 1,30 minute et de 15 minutes maximum (règle qui supporte quelques écarts). Plus l'entreprise de téléachat croira dans le succès d'un article, plus elle prendra de risque et lui consacrera de temps à l'antenne.
Si le
fournisseur ne décide pas, il a cependant tout intérêt de s'assurer que la
société de téléachat cherche véritablement à l'associer à la présentation,
à lui demander conseil sur le produit.
10 Bases de
données
L.D
Marketing
Magazine Internet Janvier 2000
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