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La
communication
1. Définition
La
communication est l'acte d'établir des relations avec quelqu'un.
Une bonne communication apporte le succès à une rencontre.
Rencontrer l'autre, c'est lui parler, mais c'est aussi l'écouter.
Pour communiquer, il est indispensable qu'il y ait un
émetteur (ou
destinateur) et un
récepteur (ou destinataire), et qu'un
message visuel ou
sonore soit délivré du premier vers le second.
Pour établir une communication, le message doit être
compréhensible pour le récepteur. Le message (ou
signe) comporte
toujours un signifiant
et un signifié.
Le
signifiant est la
forme utilisée pour transmettre le message : un dessin,
un mot, un geste...,
qu'entend ou que voit le récepteur du message.
Le
signifié est ce que
représente le message transmis, ce qu'il
veut dire.
Pour qu'une
communication soit réellement établie, il est donc impératif que
le signifié soit compris par le récepteur.
Parmi la multitude de signes, certains signes sont utilisés par
tous selon des conventions internationales (ex : mesures). Ils ont
une signification fixe.
Les autres
sont placés dans un contexte précis pour que leur signification se
précise (par exemple, une citation). Ils ont alors une
signification ouverte.
Un même signifiant pourra donc revêtir plusieurs signifiés selon
les contextes (par exemple le mot "argent") ; on peut, par
ailleurs, jouer sur les signes utilisés pour exprimer un même
signifié (par exemple, les jeux de mots ou l'inversion des codes
gestuels à des fins comiques).
2. La communication par
l'image
L'image est
non seulement un moyen d'expression artistique, mais un outil réel
de communication bien antérieur à l'écriture. Il existe des images
fixes (dessins, peintures, gravures...) et des images animées
(cinéma, image vidéo...).
1.
Réalité matérielle
Une image est un assemblage de points, de lignes, de surfaces,
de couleurs, dont la disposition donne parfois l'illusion du
volume, de la lumière, du mouvement, de la vie.
La perspective géométrique est l'organisation des objets sur la
surface, de telle sorte que leur représentation corresponde à la
perception visuelle qu'on peut en avoir. Par exemple, une table
dessinée de manière qu'on pense la voir en trois dimensions.
Parmi les couleurs, on distingue les couleurs froides (celles qui
se rapprochent du bleu) des couleurs chaudes (jaune, orangé,
rouge) ; les couleurs primaires (jaune, rouge et bleu) des
couleurs complémentaires (par exemple, le vert est complémentaire
du rouge).
2.
Le point de vue
Toute image suppose un point de vue : ce qui est montré par
l'image est en fait ce qui est vu par l'œil du peintre. Au cinéma,
l'image peut montrer ce que voit le cinéaste (point de vue
objectif) ou ce que voit l'un des personnages du film (point de
vue subjectif).
Le cadrage détermine la portion d'espace représentée : par
exemple, un plan d'ensemble ou un gros plan, ou encore un
travelling.
Le montage des images ou des films permet d'introduire la notion
de temps, en ralentissant ou en accélérant son déroulement.
3.
Le sens de l'image
Ce que l'image montre constitue sa
dénotation.
Ce que l'image
suggère constitue ses
connotations.
L'image peut
ainsi revêtir plusieurs fonctions :
- référentielle : elle peut être descriptive ou narrative,
comme dans les fresques historiques ou les BD ; elle peut aussi
être informative ou explicative, comme dans les documentaires, les
schémas...
- poétique ; elle peut être expressive (en suscitant des
sentiments, comme le voulait la peinture impressionniste de la fin
du XIXème siècle) ou symbolique (comme dans la peinture
surréaliste qui ne représente jamais la réalité telle que nous la
connaissons).
- injonctive et argumentative : la caricature,
la publicité, le
dessin humoristique veulent nous convaincre ou nous faire
réfléchir.
Enfin, l'image peut se charger d'un sens individuel ou collectif
(religieux, social, politique), selon les périodes et les
créateurs. Comme pour un texte, il est donc important de situer
historiquement une image (tableau, publicité, film...) lorsqu'on
désire l'analyser.
3. La communication par
les mots
La
communication à l'aide de mots est la communication verbale. Elle
peut être orale ou écrite. Dans les deux cas, l'outil utilisé est
le même : c'est le mot,
combinaison d'un signifiant (sa forme) et d'un
signifié (son sens).
Qu'il soit oral ou écrit, le message s'appelle énoncé. Le code
utilisé est le système linguistique produit par un énonciateur (ou
locuteur) vers un énonciataire (ou interlocuteur, destinataire).
1.
La communication orale
Dans la communication orale, l'émetteur (ou locuteur) et le
récepteur (ou interlocuteur) sont en principe en présence l'un de
l'autre. D'autres éléments sont ainsi importants : l'expression du
visage, les gestes, les intonations de la voix...
La grammaire est souvent peu élaborée. On utilise souvent des
phrases juxtaposées, voire disloquées ou inachevées. Le
vocabulaire est souvent familier.
Ce qui marque avant tout la communication orale est sa spontanéité
: la parole est vivante, inscrite dans le temps, sans modification
possible au moment où on l'émet.
2.
La communication écrite
Dans la communication écrite, le destinataire est éloigné. Le
message doit donc être complet, achevé, lisible.
La grammaire doit donc correspondre à l'usage correct, ainsi que
la ponctuation et l'orthographe. Le vocabulaire est en général
plus élaboré qu'à l'oral.
Ce qui marque avant tout la communication écrite est le souci
d'être compris du destinataire, à qui on ne pourra pas toujours
expliquer une deuxième fois le message qu'on veut lui transmettre.
3.
La "communication"
littéraire
Parmi les textes écrits, certains présentent des qualités
littéraires qui les distinguent des autres productions écrites.
Le texte littéraire n'a pas pour fonction essentielle d'être
utile, comme le sont un manuel de classe ou un mode d'emploi. Sa
finalité pratique n'est donc pas primordiale.
Le texte littéraire est avant tout apprécié pour la qualité de son
écriture. C'est la forme qui marque donc la différence. Sa
fonction expressive (expression des sentiments, des émotions) et
sa fonction poétique (esthétique du langage) sont indissociables
de sa fonction narrative (lorsqu'il nous raconte une histoire) ou
argumentative (lorsqu'il cherche à nous convaincre).
4. Les fonctions du
langage
L'étymologie
latine du verbe lire
nous le confirme : lire (legere),
c'est choisir.
Choisir d'abord, dans la
multiplicité des textes offerts à nos regards, les clefs qui
permettent d'y entrer. Pour cela, la notion de type de texte est
certes commode en subordonnant le classement à l'intention de
communication.
Pourtant, la diversité des
messages risque parfois de ne pas se retrouver dans une typologie
forcément sommaire et simplificatrice. Il faut souvent regarder
d'un peu plus près les éléments constitutifs d'une situation de
communication. Représentée ainsi, selon le modèle proposé par le
linguiste Roman Jakobson,
Référent
Émetteur---------->Message---------->Récepteur
Code
Contact
la situation
de communication choisit toujours les accents que le message
mettra particulièrement en valeur : ainsi l'émetteur peut
valoriser sa présence ou privilégier le
référent (ce dont on
parle), le code
même (la langue) qu'il emploie, voire le message lui-même
(par exemple sa plastique).
Il peut
choisir de mobiliser le récepteur ou rester toujours soucieux de
maintenir le contact. Selon la place qu'occupe tel élément dans le
message, on est convenu de déterminer telle fonction du langage,
que le tableau ci-dessous vous rappelle rapidement
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Lorsque
le message met en valeur...
(mot en
rouge)
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la fonction est dite...
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Référent
Émetteur------>Message------>Récepteur
Code
Contact
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expressive
: vocabulaire du jugement et du sentiment, pronoms de la
première personne
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Référent
Émetteur------>Message------>Récepteur
Code
Contact
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impressive
: injonctions, pronoms de la deuxième personne
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Référent
Émetteur------->Message------>Récepteur
Code
Contact
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référentielle
: données objectives (chiffres et dates), absence
d'indices de jugement
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Référent
Émetteur------>Message------>Récepteur
Code
Contact
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poétique
: jeux de mots, jeux sur les sonorités, jeux sur le
graphisme du message
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Référent
Émetteur------>Message------>Récepteur
Code
Contact
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métalinguistique
: le texte éclaircit le fonctionnement de la langue
(définitions...)
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Référent
Émetteur------>Message------>Récepteur
Code
Contact
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phatique
: outils propres à maintenir le contact (interjections,
gallicismes...)
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4. Conclusions
Toute
communication
requiert l'emploi d'un
code commun à l'émetteur
et au récepteur du
message délivré. Le
signifié doit être employé
sans ambiguïté pour que le message soit clair.
Dans la communication par
l'image, on s'intéresse à la composition de l'image, à ce
qu'elle dénote mais
aussi à sa valeur symbolique mise en valeur par toutes les
connotations qui
s'y rattachent.
Dans la communication
verbale, on distingue souvent la communication orale de la
communication écrite.
Certains
textes, enfin, revêtent une valeur littéraire et traduisent la
vision du monde de leur auteur et sa sensibilité bien plus qu'ils
n'ont une fonction utilitaire. |
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Les mots de
liaison
(= les
connecteurs logiques)
Les mots de
liaison sont aussi appelés connecteurs, mots charnières ou bien
encore mots-outils.
Leur but, tout comme celui des locutions, est de relier les
propositions, les phrases ou les paragraphes d'un texte.
Ils servent à
situer les événements, les personnages et les objets dans le temps
et dans l'espace et jouent un rôle clé dans la cohérence et la
progression du texte.
A. Nature et sens des
connecteurs
Connecteurs
logiques : temps et lieu. Ils mettent l'accent sur le raisonnement
qui sous-tend un paragraphe ou un texte. Ils sont indispensables
dans un texte argumentatif, explicatif ou démonstratif. Ils
structurent aussi les raisonnements mathématiques:
d'abord, ensuite, enfin, d'une part, d'autre part, en effet,
de plus, en outre, si...
alors, donc, cependant, pourtant, néanmoins, par contre, en
revanche, mais, or, donc, en bref, en définitive, en conclusion,
enfin, tantôt.
Le syllogisme,
raisonnement qui part de deux propositions pour en déduire une
troisième, et la charade utilisent explicitement ou implicitement
les connecteurs logiques.
Les
connecteurs de temps permettent de se
- situer par
rapport à l'ordre chronologique. Grâce à eux, on peut revenir en
arrière : la veille, deux ans auparavant, hier, autrefois, au
sicle dernier...
- indiquer qu'une
action ou un fait est parallèle à un autre : ce même jour, au
même moment, en ce moment même, maintenant, pendant ce temps-là...
- anticiper :
le lendemain, deux jours plus tard, demain, dans deux jours,
bientôt...
Les
connecteurs de lieu servent à
localiser les
faits, les personnes et les choses dont on parle: devant,
derrière, au loin, sur les côtés, à l'horizon, au pied de, au bas
de... Ils servent aussi à les situer les uns par rapport aux
autres: P-S de, à côté de, sur, au fond...
NB : Tous les
adverbes ne sont pas des connecteurs : adverbes d'intensité et de
quantité : peu, beaucoup, fort, si, presque, trop, un peu,
tris, même... - ainsi que de nombreux adverbes négatifs,
restrictifs et adverbes de manière : pas, plus, aucunement,
nullement, guère, pas du tout, en aucune façon, jamais,
poliment... Par contre, les adverbes d'affirmation et de
doute sont souvent utilisés comme connecteurs: assurément,
certes, peut-être, évidemment...
B. Classe grammaticale des
connecteurs
L'ensemble des
connecteurs comprend différentes classes de mots invariables:
adverbes, conjonctions de coordination, conjonctions de
subordination.
* Les adverbes ou locutions adverbiales peuvent être supprimés ou
déplacés: alors, après, ensuite, enfin, d'abord, tout à coup,
premièrement, c'est pourquoi, ainsi, par ailleurs, d'ailleurs, de
plus, soudain, enfin de compte, par conséquent...
* Les conjonctions de coordination peuvent être supprimées mais
pas déplacées: et, mais, or, ou, ni, donc, car... Elles
relient deux groupes de même nature, deux propositions, deux
phrases ou même les deux parties d'un texte.
* Les conjonctions de subordination sont considérées comme des
connecteurs internes à la phrase: quand, pendant que, lorsque,
avant que, après que, en même temps que...
A ces trois classes de connecteurs invariables, il faut ajouter
les groupes nominaux compléments circonstanciels. Placés en début
de phrase, ils la situent logiquement et chronologiquement dans la
progression du texte et jouent donc le rôle de véritables
connecteurs : trois jours auparavant; pendant ce temps ; le
1er septembre 1999...
Types de mots
de liaison
INTRODUCTION :
D'abord , En premier lieu
ADDITION : Aussi,
De même, De plus, Encore , Et, Également
ÉNUMÉRATION :
D'abord, Enfin, Ensuite
LIAISON, TRANSITION
: Bref, D'ailleurs, Donc , Ensuite, En somme, En outre , Or, Par
ailleurs, Puis
EXPLICATION : Car,
C'est-à-dire , En effet, Effectivement, Étant donné que, Puisque
ILLUSTRATION :
Entre autres, Notamment, Par exemple
OPPOSITION : Au
contraire, Néanmoins , Par contre, Pourtant, Quoique, Toutefois
CONSÉQUENCE :
Alors, Ainsi, C'est pourquoi, D'où, Dans ces conditions, De sorte
que, Donc, En conséquence, Par conséquent
TERMINAISON :
Ainsi, Étant donné, Puisque
Synonymes des
mots de liaison
À notre avis : En
ce qui nous concerne, Pour notre part, Quant à nous
Au sujet de : À cet
égard, À propos de, En ce qui a trait, En ce qui touche, Pour ce
qui est de, Quant à, Relativement à, Sur ce point
Car (dans une
phrase) : En effet, C'est qu'en effet, De fait
De plus : En outre,
De surcroît
De toute façon : De
toute manière Quoi qu'il en soit
D'ailleurs : D'un
autre côté, Par contre, Du reste
D'une part ...
d'autre part : À première vue ... , mais toute réflexion faite,
mais à bien considérer les choses, Non seulement ... mais encore,
mais aussi, mais en outre, Tout d'abord ... ensuite
En réalité : À vrai
dire, Effectivement
En résumé : Au
fond, Bref, Dans l'ensemble, En d'autres termes, En définitive, En
somme, Essentiellement, Somme toute, Tout compte fait
Enfin : Finalement,
En dernier lieu, En fin de compte
Par conséquent :
Ainsi, Ainsi donc, Aussi C'est pourquoi, Donc, En conséquence,
Partant de ce fait, Pour cette (ces) raison(s)
Pourtant :
Cependant, Néanmoins, Toutefois |
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